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Agression

À Rouen, un couteau à l’école et une balle envoyée à une enseignante

À quelques jours d’intervalle, un élève a sorti un couteau à l’école Louis-Pasteur et une enseignante du lycée Flaubert aurait reçu une balle à son domicile. Les deux affaires sont distinctes.

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Deux incidents distincts ont été signalés dans des établissements scolaires de Rouen.
Deux incidents distincts ont été signalés dans des établissements scolaires de Rouen.© Image générée par IA.

Deux faits signalés dans deux établissements rouennais ont retenu l’attention en cette fin septembre. Selon les éléments rapportés par Paris-Normandie⁠, à partir d’informations de 76actu et d’Ouest-France, un élève de CM2 a sorti un couteau à l’école Louis-Pasteur, tandis qu’une enseignante du lycée Flaubert aurait découvert une munition dans une enveloppe reçue chez elle. Les faits ne se sont pas produits dans le même établissement.

Un couteau sorti à l’entrée de l’école Louis-Pasteur

Le premier incident remonte au jeudi 24 septembre, vers 8 h 30, au moment où les élèves entraient en classe. L’élève concerné, scolarisé en CM2 à l’école Louis-Pasteur, sur la rive droite de Rouen, aurait sorti un couteau alors que des adultes se trouvaient sur place. La police est intervenue dans l’établissement.

Les informations disponibles ne précisent pas si l’enfant a menacé quelqu’un, si une personne a été blessée ni comment l’objet a été découvert. Aucun détail n’a non plus été publié sur les suites données à l’incident par l’école ou les autorités. Ces éléments restent donc à établir.

La présence d’un couteau dans une école suscite nécessairement des questions sur la sécurité des élèves et des personnels. Le ministère de l’Éducation nationale prévoit des consignes de mise en sûreté pour les établissements, dont le plan particulier de mise en sûreté (PPMS)⁠, qui organise les conduites à tenir en cas de risque ou d’événement grave.

Une enseignante du lycée Flaubert visée par un envoi inquiétant

Le second fait concerne une enseignante du lycée Flaubert. D’après les informations attribuées à Ouest-France et reprises par Paris-Normandie, elle aurait reçu à son domicile, le lundi 28 septembre, une enveloppe contenant une balle de pistolet de calibre 9 mm. Un mot l’accompagnait, avec une phrase menaçante. Une plainte a été déposée.

À ce stade, les éléments publiés ne permettent pas de déterminer l’origine de l’enveloppe, l’identité de son expéditeur ni le mobile de cet envoi. Il n’est pas non plus indiqué si l’enseignante a été physiquement blessée. La munition aurait été adressée à son domicile : les informations disponibles ne font donc pas état d’un tir dans l’enceinte du lycée.

La plainte ouvre la voie à des vérifications par les autorités. L’enquête devra notamment établir les circonstances de l’envoi et la nature exacte de la menace. L’établissement, lui, n’est pas présenté comme le lieu de réception de l’enveloppe.

Deux affaires distinctes, des informations encore limitées

La proximité dans le temps des deux incidents peut donner l’impression d’une même séquence, mais rien dans les informations publiées ne permet d’établir un lien entre eux. Le premier concerne un couteau sorti dans une école élémentaire ; le second, une munition envoyée au domicile d’une enseignante de lycée. Les personnes visées, les lieux et les circonstances sont différents.

L’âge exact de l’élève de CM2 n’a pas été communiqué. Si une procédure judiciaire devait être engagée, la situation d’un mineur s’apprécie au regard de son âge et de son discernement, selon le Code de la justice pénale des mineurs⁠. Il convient donc de ne tirer aucune conclusion sur les suites possibles à partir des seuls éléments rendus publics.

Le ministère rappelle par ailleurs que chaque école et établissement doit connaître et vérifier ses consignes de sécurité, notamment face à une intrusion ou à la découverte d’un objet dangereux. Ces règles figurent dans les consignes de sécurité applicables aux établissements scolaires⁠. Les deux affaires rappellent l’importance de signaler rapidement tout objet ou envoi susceptible de menacer la sécurité, tout en laissant l’enquête déterminer les faits et les responsabilités.

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Justine G

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