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Mobilisation

31 octobre sous haute surveillance : 565 interpellations après les manifestations

Après l’alerte de Laurent Nuñez sur les risques du 31 octobre, le ministère a recensé 565 interpellations. À Paris, cinq membres des forces de l’ordre ont été blessés.

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Après l’alerte de Laurent Nuñez sur les risques du 31 octobre, le ministère a recensé 565 interpellations et cinq forces de l’ordre blessées à Paris en soirée.
Après l’alerte de Laurent Nuñez sur les risques du 31 octobre, le ministère a recensé 565 interpellations et cinq forces de l’ordre blessées à Paris en soirée.

Le ministre de l’Intérieur avait prévenu les préfets d’un risque de violences urbaines jugé très élevé pour la soirée du samedi 31 octobre. Des appels à rassemblements circulaient en ligne à l’occasion d’Halloween, alors que des manifestations contre la vie chère étaient aussi prévues. Au dernier point d’étape communiqué en soirée, le ministère faisait état de 565 interpellations sur la journée. À Paris, cinq policiers et gendarmes ont été blessés.

Dans une lettre adressée aux préfets, Laurent Nuñez avait alerté sur les risques de débordements à partir du début de soirée. Le ministère disait avoir repéré sur les réseaux sociaux des appels à se réunir dans les centres-villes, notamment à partir de 20 heures, ainsi que des messages incitant à des dégradations et à des pillages. Les autorités distinguaient ces appels des manifestations déclarées et autorisées.

70 000 policiers et gendarmes mobilisés

Au total, 70 000 policiers et gendarmes ont été déployés dans le pays. Des unités spécialisées, des drones et des moyens aériens ont également été mobilisés. Les préfets ont autorisé les cortèges en fonction des garanties de sécurité présentées par les organisateurs, en déplaçant certains parcours hors des centres-villes lorsque le risque local le justifiait. Les rassemblements du soir visés par les appels à des troubles ont, eux, été interdits.

Le communiqué du ministère de l’Intérieur sur le dispositif du 31 octobre⁠ détaille les contrôles préventifs et la sécurisation des centres-villes. Les autorités avaient déjà renforcé leurs consignes lors de la mobilisation précédente, comme le rappelle le bilan ministériel du 24 octobre⁠.

Des heurts en marge des cortèges

À 21 heures, le ministère recensait 565 interpellations et 40 000 contrôles à l’échelle nationale, dont 15 000 en Île-de-France. Ces chiffres concernent l’ensemble de la journée de mobilisation : ils ne signifient pas que toutes les interpellations sont liées aux rassemblements nocturnes d’Halloween.

À Paris, la préfecture de police a signalé cinq membres des forces de l’ordre blessés, dont trois par des jets de cocktails Molotov. Des tentatives de dégradation et de pillage ont aussi été signalées dans plusieurs villes, notamment à Marseille, Lyon, Lille et Bordeaux. Des groupes ont tenté de rejoindre certains centres-villes avant d’en être empêchés par les forces de l’ordre. Les cortèges autorisés se sont, dans l’ensemble, déroulés sans incident majeur, malgré des heurts en marge de certains défilés.

Une alerte qui ne préjugeait pas du bilan

L’avertissement de Laurent Nuñez reposait sur l’analyse d’appels repérés avant la soirée. Il s’agissait d’une évaluation du risque, et non de l’annonce que des violences se produiraient dans toutes les villes. Le chiffre des interpellations, lui, regroupe des opérations menées dans le cadre des manifestations et des troubles signalés au fil de la journée.

La police nationale rappelle que les manifestations autorisées sont encadrées pour préserver l’ordre public tout en permettant l’exercice de la liberté de manifester. Son rappel sur le rôle des forces de l’ordre lors des cortèges⁠ précise ce cadre. Le point d’étape diffusé en soirée ne détaille pas le nombre de poursuites engagées ni la nature des faits reprochés aux personnes interpellées.

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Justine G

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