Vers 10 h 30, des tirs ont été signalés dans plusieurs secteurs de Trappes et de La Verrière, dans les Yvelines. Un homme aurait tiré depuis une voiture sur des personnes présentes sur son trajet. Le bilan initial annoncé par le Premier ministre fait état d’un mort et de quatre blessés, dont une enfant de 12 ans. Des informations publiées plus tard dans la journée divergent sur le nombre de personnes blessées ; le bilan est donc à confirmer.
Des tirs dans plusieurs secteurs
Les faits se sont déroulés dans trois zones distinctes des deux communes. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect circulait à bord d’un véhicule et a utilisé une arme automatique. Une maison de santé, une station-service et une aire de jeux figurent parmi les lieux touchés par les tirs, d’après les informations disponibles vendredi. Les circonstances précises et l’ordre dans lequel les faits se sont produits restent à établir.
Les secours ont pris en charge les victimes, dont plusieurs ont été grièvement blessées. La jeune fille de 12 ans a notamment été hospitalisée. Les autorités n’ont pas communiqué publiquement l’identité des personnes touchées.
Un suspect interpellé à Coignières
Après les tirs, l’homme a été arrêté à Coignières, une commune voisine, par des policiers de la brigade anticriminalité. Il a été placé en garde à vue. Le premier point public du Premier ministre sur les faits confirme l’interpellation et le bilan alors communiqué. Le président de la République a également fait part de son soutien aux victimes et salué l’intervention des forces de l’ordre.
Le parquet antiterroriste prend en charge l’enquête
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire et a ouvert une enquête de flagrance. Le communiqué du parquet mentionne notamment des faits d’assassinat et de tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Les investigations portent également sur la détention d’une arme de catégorie A et sur une possible association de malfaiteurs terroriste.
La procédure retient aussi l’hypothèse que les victimes aient pu être visées en raison de leur appartenance, réelle ou supposée, à une race, une ethnie, une nation ou une religion. Cette circonstance fait partie des pistes examinées par les enquêteurs ; elle ne signifie pas que le mobile est établi. La culpabilité du suspect n’a pas été jugée.
Les investigations sont confiées à la Sous-direction antiterroriste, aux directions zonales de la police nationale et à la Direction générale de la sécurité intérieure. Le Parquet national antiterroriste, rattaché au tribunal judiciaire de Paris, est compétent pour les procédures relevant du terrorisme. Les enquêteurs doivent désormais déterminer le déroulement exact des faits, l’origine de l’arme et les motivations éventuelles du suspect.
Une situation encore évolutive
Le bilan humain et les éléments recueillis pendant l’enquête peuvent encore évoluer. Les autorités n’ont pas confirmé de mobile à ce stade. Les informations relatives aux victimes et aux circonstances des tirs devront être précisées au fil des investigations.





