Le Mirage 2000D s’est écrasé mardi 20 octobre, vers 22 h 40, dans le secteur de Rogéville, en Meurthe-et-Moselle. L’avion effectuait un vol d’entraînement de nuit. Après la découverte d’un premier corps, le parquet de Metz a confirmé jeudi que les éléments retrouvés sur la zone permettaient d’établir deux décès. Le ministère des Armées a ensuite annoncé les noms des membres de l’équipage : le lieutenant-colonel Antranig Sarkissian et le lieutenant Quentin Klysz.
Un accident au retour d’un vol de nuit
L’appareil appartenait à l’escadron de chasse 2/3 « Champagne », basé à Nancy-Ochey. Il transportait deux aviateurs : un pilote de chasse et un navigateur officier systèmes d’armes (NOSA). Le premier communiqué du ministère des Armées indique qu’un contact radio et radar avait été perdu avec l’avion avant l’accident. Les équipes de recherche et de secours de l’armée de l’Air et de l’Espace, avec les secours départementaux, sont intervenues pour localiser l’appareil et son équipage.
Le Mirage 2000D est un avion de combat biplace, conçu notamment pour les missions d’attaque au sol et les opérations de jour comme de nuit. Dans ce cas, l’appareil rentrait d’une mission d’entraînement. Aucun élément public ne permet, à ce stade, d’établir pourquoi il s’est écrasé.
Les identités des deux aviateurs
Le ministère a précisé que le lieutenant-colonel Antranig Sarkissian, âgé de 44 ans, occupait le poste de navigateur officier systèmes d’armes. Il totalisait 2 200 heures de vol et avait participé à 55 missions de guerre. Il était affecté sur la base aérienne de Saint-Dizier et commandait le champ de tir air-sol de Suippes.
Le lieutenant Quentin Klysz, 27 ans, était pilote de chasse. Affecté à la base aérienne de Nancy-Ochey depuis août 2025, il suivait une formation sur Mirage 2000D en vue d’obtenir sa qualification de pilote de combat opérationnel. Il totalisait 450 heures de vol. Le communiqué du ministère annonçant le décès de l’équipage rend hommage aux deux militaires morts en service aérien commandé et adresse ses condoléances à leurs proches et à leurs camarades.
Deux enquêtes pour comprendre le crash
Les causes de l’accident ne sont pas connues. Le ministère des Armées indique que des investigations judiciaires et de sécurité sont en cours. Elles devront établir les circonstances de la perte de contact avec l’appareil et du crash, sans qu’aucune hypothèse puisse être privilégiée à ce stade.
Les deux procédures ont des objectifs distincts. L’enquête judiciaire cherche à établir les circonstances et les éventuelles responsabilités pénales. L’enquête de sécurité vise à comprendre l’accident et à contribuer à la prévention d’événements similaires. Le Bureau enquêtes accidents pour la sécurité de l’aéronautique d’État (BEA-É) précise qu’il conduit les enquêtes de sécurité concernant les aéronefs d’État.
La confirmation des deux décès met fin aux recherches des membres de l’équipage. L’enquête, elle, se poursuit : les autorités n’ont pas encore communiqué de conclusion sur l’origine de l’accident.





