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Infraction

Flashé à 312 km/h sur l’A40 : un automobiliste contrôlé en Haute-Savoie

Dans la nuit du 26 au 27 septembre, un conducteur a été contrôlé à 312 km/h sur l’A40, près de Vougy. Après déduction de la marge technique, la vitesse retenue atteint 300 km/h.

2 min de lecture
Un automobiliste a été contrôlé à 312 km/h sur l’A40, en Haute-Savoie.
Un automobiliste a été contrôlé à 312 km/h sur l’A40, en Haute-Savoie.

Dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 septembre, un automobiliste a été contrôlé à 312 km/h sur l’autoroute A40, en Haute-Savoie. Le contrôle a eu lieu dans la vallée de l’Arve, à hauteur de Vougy, sur une portion limitée à 130 km/h. La gendarmerie de Haute-Savoie a présenté l’affaire comme un excès de vitesse d’une ampleur inédite sur autoroute en France.

Le chiffre de 312 km/h correspond à la vitesse mesurée. Après application de la marge technique, les forces de l’ordre ont retenu 300 km/h, soit un dépassement de 170 km/h par rapport à la limite autorisée. L’écart entre la vitesse mesurée et la limitation était, lui, de 182 km/h. La gendarmerie a détaillé le contrôle dans une publication sur ses réseaux sociaux⁠.

Un contrôle sur l’A40, près de Vougy

Le conducteur circulait au volant d’une Porsche sur l’A40, dans le secteur de la vallée de l’Arve. Des gendarmes de l’équipe rapide d’intervention et de la brigade motorisée de Bonneville l’ont intercepté après avoir relevé sa vitesse. Selon les informations communiquées par la gendarmerie, le conducteur est de nationalité étrangère.

À 312 km/h, un véhicule parcourt près de 87 mètres chaque seconde. La vitesse atteinte rend particulièrement difficile toute réaction face à un obstacle, à un ralentissement ou à un changement de trajectoire. La voiture roulait au milieu d’autres usagers de l’autoroute, ce qui exposait également les autres conducteurs au risque d’une perte de contrôle ou d’une collision.

L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière rappelle que la vitesse excessive ou inadaptée intervient dans une part importante des accidents mortels. Elle réduit le temps disponible pour réagir et augmente la gravité des chocs. Les données et analyses de l’ONISR sur la vitesse au volant⁠ replacent ce type de comportement dans les enjeux plus larges de sécurité routière.

Permis retenu et véhicule placé en fourrière

À la suite du contrôle, le permis du conducteur a été retenu et la voiture placée en fourrière administrative. Les informations publiées indiquent également qu’une consignation de 1 500 euros a été demandée dans l’attente des suites judiciaires. Le conducteur devra répondre des faits devant la justice.

Depuis le 29 décembre 2025, un excès d’au moins 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée constitue un délit. La vitesse retenue dans cette affaire dépasse de très loin ce seuil. Selon les règles présentées par Service-Public.fr⁠, les suites peuvent notamment comprendre une amende et, selon la procédure engagée, des peines complémentaires telles que la suspension ou l’annulation du permis et la confiscation du véhicule. La décision dépendra de la procédure et de l’examen du dossier.

Un rappel sur la route, « pas un circuit »

En qualifiant les faits d’exceptionnels, les gendarmes ont aussi rappelé que l’autoroute est un espace partagé, où la vitesse doit rester compatible avec la sécurité de tous. À 312 km/h, le conducteur ne disposait que de quelques fractions de seconde pour anticiper les mouvements des autres véhicules.

L’affaire illustre également la différence entre vitesse mesurée et vitesse retenue après correction technique : le dépassement annoncé de 182 km/h correspond à la mesure initiale, tandis que l’excès retenu par les autorités est de 170 km/h. Ce dernier chiffre sert de référence pour la suite de la procédure.

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Justine G

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