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Fusillade

Fusillade au collège d’Aubagne : un second mineur en garde à vue

Les tirs du 12 octobre ont blessé le principal et une enseignante du collège Joseph-Lakanal. Un second mineur a été placé en garde à vue, son rôle reste à établir.

2 min de lecture
Le collège Joseph-Lakanal, à Aubagne, au cœur de l’enquête ouverte après les tirs du 12 octobre.
Le collège Joseph-Lakanal, à Aubagne, au cœur de l’enquête ouverte après les tirs du 12 octobre.

Un second mineur a été placé en garde à vue mercredi 14 octobre dans le cadre de l’enquête sur la fusillade du collège Joseph-Lakanal, à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. La mesure a été confirmée jeudi 15 octobre par une source judiciaire citée par l’AFP. Elle intervient sur commission rogatoire des juges d’instruction antiterroristes chargés du dossier. Aucun élément public ne permet encore de préciser ce que les enquêteurs lui reprochent. Une garde à vue est une mesure d’enquête : elle ne vaut pas déclaration de culpabilité.

La presse rapporte qu’il s’agirait d’un adolescent de 13 ans, interpellé dans le nord de la France, et qu’il aurait été en contact avec le tireur via TikTok. Ces détails ne sont pas confirmés publiquement par le parquet national antiterroriste, qui n’a pas précisé l’âge du mineur ni la nature d’un éventuel lien numérique. La source judiciaire a indiqué que des précisions seraient communiquées à l’issue de la garde à vue.

Une instruction antiterroriste ouverte après les tirs

Les faits initiaux remontent au lundi 12 octobre. Un élève de 14 ans a ouvert le feu dans l’établissement avec un fusil dissimulé dans un étui à guitare, blessant le principal et une enseignante. Un membre du personnel l’a désarmé après plusieurs tirs dans le collège. Aucun élève n’a été physiquement blessé, indique la Ville d’Aubagne dans son point sur les faits⁠. Le principal était hospitalisé avec des blessures qui n’engageaient pas son pronostic vital ; la professeure avait pu sortir de l’hôpital, selon les informations communiquées par le parquet.

Le 14 octobre, le PNAT a ouvert une information judiciaire portant notamment sur des qualifications de tentative d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste, d’association de malfaiteurs terroriste et d’infractions à la législation sur les armes. Trois juges d’instruction à Paris suivent le dossier. Le premier suspect, qui a reconnu les tirs et leur préparation mais contesté avoir voulu tuer, a été placé en détention provisoire. Ces qualifications orientent l’enquête ; elles ne constituent pas un jugement.

Créé en 2019, le Parquet national antiterroriste⁠ est compétent notamment pour les infractions terroristes. Le ministère de la Justice présente cette organisation comme un dispositif de centralisation de magistrats spécialisés.

Des éléments numériques encore à vérifier

Dans le dossier du premier suspect, le parquet avait signalé des comptes en ligne et une possible adhésion à la « True Crime Community », un milieu numérique associé à la glorification de tueries. Cette piste concerne les contenus retrouvés sur les comptes du tireur. Elle ne permet pas, en l’état des informations publiques, d’établir ce qu’aurait fait le second adolescent ni de conclure à une participation de sa part.

La procédure devra préciser les motifs de l’interpellation et les éléments qui la justifient. Le droit prévoit un régime particulier : l’article L. 413-6 et suivants du Code de la justice pénale des mineurs⁠ permet la garde à vue à partir de 13 ans sous conditions et garantit l’assistance d’un avocat dès le début de la mesure. Les suites dépendront des constatations et des décisions des magistrats, tandis que l’instruction demeure secrète.

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Justine GUERET

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