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Rassemblement

Les universités rejoignent les lycéens : la contestation s’étend aux campus

Ce jeudi 1er octobre, des étudiants ont bloqué des campus aux côtés des lycéens mobilisés pour réclamer davantage de moyens et de meilleures conditions d’études. L’Union étudiante recense plus de 30 universités concernées.

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Des étudiants rejoignent le mouvement lycéen et réclament davantage de moyens pour l’éducation.
Des étudiants rejoignent le mouvement lycéen et réclament davantage de moyens pour l’éducation.

Le mouvement lycéen prend une nouvelle ampleur. Après plusieurs jours de blocages dans les établissements scolaires, des étudiants ont rejoint la mobilisation ce jeudi 1er octobre. À l’appel de l’Union étudiante et de l’Union syndicale lycéenne (USL), des actions ont lieu dans plusieurs villes, notamment à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Reims, Poitiers et Nanterre.

À la mi-journée, l’Union étudiante annonçait plus de 30 universités et 640 lycées bloqués. Ces chiffres proviennent du syndicat, qui publie aussi une liste des campus concernés. Ils ne constituent pas un décompte officiel consolidé. La veille, le ministère de l’Intérieur avait recensé des mobilisations dans 356 établissements scolaires, contre 338 mardi, selon les informations rapportées par la presse.

Des revendications qui dépassent les murs des lycées

Les participants dénoncent le manque de moyens humains et matériels dans les établissements. Parmi les motifs avancés figurent les cours sans remplaçant, les classes chargées et la dégradation des conditions d’apprentissage. Les étudiants mettent également en cause la sélection à l’entrée du supérieur, en particulier via Parcoursup et Mon Master, ainsi que le coût des études pour certains étudiants étrangers.

La mobilisation étudiante s’inscrit ainsi dans un mouvement d’abord porté par les lycéens, mais dont les revendications s’étendent à l’ensemble du système éducatif. Dans leur appel commun à bloquer lycées et universités⁠, les deux organisations réclamaient aussi davantage de personnels et un financement jugé suffisant des établissements.

Le gouvernement met en avant les mesures budgétaires

Le débat porte aussi sur les financements. Le gouvernement souligne que la loi de finances pour 2026 prévoit une hausse de 350 millions d’euros des crédits du ministère de l’Enseignement supérieur par rapport à 2025. La mission interministérielle consacrée à la recherche et à l’enseignement supérieur atteint, elle, 31 milliards d’euros. Le ministère indique également qu’une enveloppe supplémentaire doit contribuer au financement des universités et des organismes de recherche. Ces montants nationaux ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à décrire la situation financière propre à chaque établissement.

Sur le volet de la vie étudiante, le repas à un euro est désormais accessible à tous les étudiants dans les restaurants Crous, sous réserve de justifier de son statut étudiant et d’utiliser un compte Izly actif. La mesure, entrée en vigueur le 4 mai 2026, répond à une partie des préoccupations liées au coût de la vie, sans régler les demandes portant sur les personnels, les locaux ou les places disponibles.

Des cours parfois réorganisés

Un blocage ne signifie pas nécessairement la fermeture de toute une université. Selon les campus et les décisions prises par les équipes, les accès peuvent être perturbés tandis que certains enseignements sont maintenus à distance ou réorganisés. Les étudiants sont donc invités à consulter les informations communiquées par leur établissement avant de se déplacer.

Après les actions de ce jeudi, les syndicats appellent à une nouvelle journée de mobilisation le mardi 6 octobre. L’ampleur du mouvement dépendra de la participation dans les prochains jours et des suites données aux demandes formulées par les lycéens et les étudiants.

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Justine GUERET

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