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Agression

Cartes Pokémon : un rendez-vous de vente vire à l’agression armée, un homme condamné près de Caen

Un adolescent de 17 ans aurait été dépouillé de ses cartes lors d’un rendez-vous de vente à Cresserons. Jugé à Caen, un homme de 34 ans a été condamné à quatre ans de prison, dont trois avec sursis probatoire.

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Cresserons : condamné après une agression pour des cartes Pokémon
Cresserons : condamné après une agression pour des cartes Pokémon

Le rendez-vous devait permettre à un adolescent de vendre des cartes Pokémon rares contre une trottinette et de l’argent. Le 27 août 2026, à Cresserons, près de Caen, la rencontre a tourné à l’agression : deux personnes cagoulées, dont l’une munie d’un pistolet et l’autre d’une machette, auraient pris au jeune homme son sac rempli de cartes, son téléphone, ses écouteurs et son blouson. Le lot de cartes était estimé à environ 500 euros, selon les éléments rapportés par My Angers⁠.

Un homme de 34 ans a été jugé lundi 5 octobre par le tribunal correctionnel de Caen. Il a été reconnu coupable d’extorsion avec arme, ainsi que de détention de munitions et de stupéfiants. Le tribunal l’a condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont trois assortis d’un sursis probatoire. Il devra également verser près de 10 000 euros d’indemnités à la victime.

Un rendez-vous qui aurait servi de piège

Le mineur avait convenu de retrouver un acheteur potentiel sur un banc public afin d’échanger ses cartes contre une trottinette et une somme en espèces. Sur place, l’homme venu au rendez-vous aurait prétexté devoir se rendre à Lion-sur-Mer, avant de s’éloigner. C’est alors que deux individus masqués auraient surgi pour s’emparer des affaires du jeune homme.

La famille de l’adolescent a rapidement déposé plainte. L’acheteur était la seule personne à connaître le lieu précis fixé pour la transaction, ce qui a orienté les soupçons vers lui. Lors d’une perquisition à son domicile, les enquêteurs auraient retrouvé un classeur appartenant à la victime, dont certaines cartes les plus précieuses manquaient, ainsi que des munitions et du cannabis.

Les données de géolocalisation du téléphone du suspect auraient également contredit ses déclarations, selon le récit de l’audience. Le second agresseur, qui aurait utilisé une machette, n’a pas été identifié. Le prévenu, lui, a nié son implication au cours de la procédure et à l’audience.

Une condamnation pour extorsion avec arme

La qualification d’extorsion vise le fait d’obtenir un bien par violence, menace de violences ou contrainte. Le Code pénal prévoit une circonstance aggravante lorsque l’infraction est commise avec une arme⁠. Dans cette affaire, le tribunal a aussi retenu des infractions liées à la détention de munitions et de stupéfiants.

Le trentenaire avait été placé en détention provisoire pendant environ un mois avant son jugement en comparution immédiate, selon les comptes rendus publiés. Cette procédure permet, sous certaines conditions, de faire juger rapidement une personne majeure par le tribunal correctionnel après sa garde à vue ; son fonctionnement est détaillé sur Service-Public.fr⁠.

La somme accordée à l’adolescent vise à réparer les préjudices subis. En matière pénale, une victime constituée partie civile peut demander des dommages et intérêts ; les modalités générales d’indemnisation sont présentées par l’administration française⁠. Le compte rendu de l’audience ne précise pas si la condamnation a fait l’objet d’un appel.

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Justine GUERET

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