En fin d’après-midi, les secours intervenaient sur un feu impliquant un poids lourd et plusieurs véhicules légers dans le secteur de Plan-de-Campagne, aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille. Alors qu’ils luttaient contre les flammes, ils ont été pris pour cible par arme à feu. Le chef du dispositif, un adjudant-chef, a été grièvement blessé au thorax et à la main. Un autre pompier a été visé et un véhicule touché.
Le chef d’intervention touché au thorax
Le SDIS des Bouches-du-Rhône a confirmé les blessures du pompier. La victime a été transportée à l’hôpital. Dans la soirée du 1er novembre, Richard Mallié, président du service départemental d’incendie et de secours, a indiqué qu’elle était sortie du bloc opératoire. Cette information ne constitue pas un bulletin médical complet ; aucun détail supplémentaire sur son état n’a été communiqué dans les derniers éléments consultés.
La Direction générale de la Sécurité civile a également publié un message de soutien au sapeur-pompier et à ses collègues. Le préfet des Bouches-du-Rhône a précisé qu’un second pompier avait été visé et qu’un véhicule de secours avait été atteint. Aucun autre bilan de blessés n’a été communiqué.
Le suspect placé en garde à vue
Après les tirs, le suspect s’est retranché dans une caravane située à proximité, selon les premières informations communiquées par les autorités locales. Il a été interpellé par les policiers du Raid, puis placé en garde à vue. Le procureur d’Aix-en-Provence a indiqué que l’enquête portait notamment sur des tentatives d’homicide visant une personne chargée d’une mission de service public, ainsi que sur des dégradations par moyen dangereux et la détention d’une arme de catégorie B.
Ces qualifications correspondent aux premières orientations judiciaires et ne préjugent pas de la culpabilité du suspect, qui demeure présumé innocent. Les enquêteurs doivent encore préciser le déroulement des tirs, l’origine de l’incendie et les raisons de l’attaque. À ce stade, aucun mobile n’a été établi publiquement.
Les circonstances restent à éclaircir
Le préfet a évoqué la possibilité que l’incendie ait été déclenché par le suspect, mais ce point reste à vérifier. Rien ne permet donc d’affirmer que le feu aurait été allumé pour attirer les secours dans un piège préparé à l’avance. L’enquête devra établir si les deux événements sont liés et reconstituer leur chronologie.
Les sapeurs-pompiers étaient mobilisés pour éteindre un incendie et protéger les personnes présentes. Le Code pénal prévoit des circonstances aggravantes pour certains crimes commis contre un sapeur-pompier dans l’exercice de ses fonctions. L’article 221-4 du Code pénal rappelle ce cadre général. La procédure devra établir les faits et les responsabilités avant toute décision de justice.





