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Projet

Au nord de Caen, le futur parc de Mont Coco entre dans sa phase concrète

À Caen, la ZAC Mont Coco doit accueillir un parc urbain de plus de 4,5 hectares. Les premiers aménagements sont annoncés pour 2026-2027, tandis que 3 000 arbres doivent être plantés dans toute la ville cet hiver.

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Le futur parc de Mont Coco doit accompagner la transformation du plateau nord de Caen.
Le futur parc de Mont Coco doit accompagner la transformation du plateau nord de Caen.© Image générée par IA.

Un parc au cœur du futur quartier

Un nouveau paysage se prépare sur le plateau nord de Caen. Dans le secteur Mont Coco-Côte de Nacre, aujourd’hui composé d’activités, de voiries et de parcelles parfois délaissées, la collectivité veut créer un quartier mixte organisé autour d’un espace vert majeur. Le futur parc, annoncé à plus de 4,5 hectares, doit constituer l’un des premiers marqueurs visibles de cette transformation.

Le projet s’inscrit dans EPOPEA Park, vaste pôle dédié à la recherche, à l’enseignement et aux activités économiques. La page de référence de la Ville de Caen sur la ZAC Mont Coco⁠ précise que le programme a été rééquilibré en 2025 : 65 % de logements et 35 % d’activités, alors que la version initiale accordait la majorité aux activités. Le début des travaux est prévu d’ici 2027.

Le périmètre de la ZAC atteint environ 53 hectares. Le projet global prévoit environ 2 700 logements, des locaux d’activités, des équipements, de nouvelles liaisons et la transformation de la RD7 en boulevard urbain. Le parc doit servir de lien entre ces différents usages, dans un secteur situé près du CHU, des campus et du GANIL.

Une surface encore amenée à évoluer

Le chiffre de 4,5 hectares correspond à la présentation récente du futur espace vert. Le dossier environnemental établi pour la ZAC retenait, lui, un parc de 4,2 hectares au sein d’environ sept hectares d’espaces verts. Cet écart ne traduit pas nécessairement une contradiction : la forme du parc n’est pas définitivement arrêtée et le programme est encore découpé par phases. Le dossier de consultation environnementale de Mont Coco⁠ permet de suivre les principales étapes administratives du projet.

Le dossier met en avant une diminution de l’imperméabilisation des sols et une gestion des eaux pluviales directement sur le site. Des noues et des bassins doivent recueillir les ruissellements avant leur infiltration. Le futur parc aura ainsi une fonction paysagère, mais aussi un rôle dans la limitation des îlots de chaleur et dans la création de continuités écologiques.

Un espace pensé pour les déplacements doux

Les premières études de conception décrivent un parc à la fois de destination et de passage. La présentation publique du projet paysager⁠ mentionne des cheminements, des pistes cyclables, des lieux de détente et de convivialité ainsi que des activités sportives. L’objectif est de désenclaver un quartier aujourd’hui fragmenté et de le relier plus facilement aux secteurs voisins.

Cette reconfiguration aura toutefois un coût sur le patrimoine arboré existant. Les documents de l’enquête environnementale font état de 318 arbres appelés à être supprimés par les travaux, dont 66 seulement situés dans des alignements. En compensation, 1 500 nouveaux arbres sont prévus, soit cinq plantations pour un arbre retiré. Près de 980 doivent accompagner les voies réaménagées, sur environ 1,7 kilomètre d’alignements.

Les 3 000 plantations annoncées à l’échelle de Caen

Ce chiffre doit être distingué du programme propre à Mont Coco. La municipalité prévoit de planter 3 000 arbres dans différents secteurs de la ville à partir de l’hiver 2026-2027, notamment en transformant certaines grandes pelouses en espaces plus arborés. Il ne s’agit donc pas de 3 000 arbres réservés au seul futur parc. L’esplanade du Zénith et la Grande pelouse de la Presqu’île sont, par exemple, plutôt annoncées pour une plantation à l’hiver 2028.

À Mont Coco, le calendrier s’inscrit dans une première phase allant de 2025 à 2030. Le parc, les rues de la Girafe et des Vaux de la Folie doivent ouvrir la séquence opérationnelle, avant les logements et les activités des phases suivantes. Au nord de Caen, l’enjeu sera désormais de transformer une zone longtemps perçue comme industrielle en un quartier habité, accessible à pied et à vélo, où la végétation structure réellement les usages.

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Justine GUERET

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