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Travaux

À Honfleur, les façades du quai Sainte-Catherine restent sous protection

À Honfleur, des filets de protection ont été posés jeudi 10 septembre sur les façades fragilisées du quai Sainte-Catherine. Le site est rouvert aux piétons depuis août, mais la sécurisation du secteur se poursuit.

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Des filets de protection sont posés sur les façades des immeubles fragilisés du quai Sainte-Catherine, à Honfleur.
Des filets de protection sont posés sur les façades des immeubles fragilisés du quai Sainte-Catherine, à Honfleur.© Image générée par IA.

À Honfleur, le quai Sainte-Catherine n’a pas encore retrouvé un fonctionnement totalement normal. Jeudi 10 septembre, des ouvriers spécialisés sont intervenus pour installer des filets de protection sur les façades des immeubles fragilisés qui bordent le Vieux-Bassin. Destinés à limiter le risque de chute d’éléments sur la voie publique, ces équipements complètent le dispositif engagé depuis le printemps.

La pose intervient alors que le quai est de nouveau accessible aux piétons depuis le 8 août. La circulation des visiteurs a donc repris, mais le chantier n’est pas définitivement clos. Les filets, visibles sur plusieurs façades, matérialisent cette phase de vigilance maintenue autour des bâtiments concernés.

Trois immeubles au cœur de l’alerte

L’affaire a débuté le 1er avril 2026, après la détection de désordres jugés préoccupants sur les immeubles des 36, 38 et 40 quai Sainte-Catherine, correspondant aux 30, 32 et 34 place Berthelot. Saisi en urgence par la municipalité, le tribunal administratif a désigné un expert judiciaire. La Ville a alors fermé un large périmètre autour du quai, de la place Berthelot et de plusieurs rues proches, en interdisant la circulation et le stationnement dans la zone. Ces premières mesures de sécurisation annoncées par la mairie⁠ avaient été prises pour protéger les habitants, les commerçants et les visiteurs.

Dès le début de la crise, 19 commerces situés dans le périmètre avaient dû fermer. Des bateaux de plaisance et de vieux gréements avaient également été déplacés du Vieux-Bassin. La mairie avait, de son côté, organisé le relogement des habitants concernés et engagé un accompagnement pour les professionnels touchés.

Une expertise menée quelques jours plus tard a confirmé la nécessité de conserver la zone protégée, tout en écartant finalement l’option d’une déconstruction. La solution retenue repose sur une sécurisation par l’intérieur, sous le suivi de l’architecte en chef des Monuments historiques.

Des renforts avant les travaux intérieurs

Le 1er juin, huit contrefiches de 2,5 tonnes chacune ont été installées sur les façades⁠ du quai et de la place Berthelot. Ces renforts provisoires ont permis aux entreprises qualifiées d’accéder aux immeubles afin d’évaluer les travaux à mener à l’intérieur. Cette étape devait stabiliser les structures et préparer la suite du chantier.

Après plusieurs mois de travaux et de contrôles, une expertise réalisée le 31 juillet a ouvert la voie à la dernière phase de l’opération. Le calendrier municipal prévoyait la dépose des échafaudages les 3 et 4 août, la pose de filets de sécurité le 5 août, le retrait des clôtures le 6 août et le nettoyage du site le lendemain. Le quai a finalement rouvert aux piétons le 8 août, conformément au calendrier publié par la Ville de Honfleur⁠.

Une réouverture encore partielle

Cette réouverture n’a pas signifié un retour complet à la normale. Plusieurs établissements ont pu reprendre leur activité, notamment L’Albatros, le Lula’s Coffee, Au Marin normand, les Galeries Bartoux et le Phare des Ours. D’autres commerces sont restés fermés, soit parce qu’ils demeurent concernés par un arrêté de mise en sécurité visant les immeubles 26 et 28 de la place Berthelot, soit parce que la réhabilitation des bâtiments doit encore être réalisée par les propriétaires.

La pose des filets du 10 septembre rappelle que la protection immédiate et la réhabilitation durable sont deux étapes distinctes. Tant que la seconde phase n’est pas achevée, des équipements de protection et des zones d’intervention peuvent rester nécessaires autour des façades.

Pour les habitants comme pour les visiteurs, la consigne reste de respecter les accès ouverts au public et de ne pas déplacer ni franchir les dispositifs encore présents. À Honfleur, le Vieux-Bassin a retrouvé une partie de son animation, mais ses façades restent sous surveillance.

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Justine GUERET

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