Deux épisodes de violences, survenus durant l’été 2025 à Luc-sur-Mer, ont conduit un homme de 38 ans devant le tribunal correctionnel de Caen, le 16 septembre 2026. La juridiction l’a condamné à un an d’emprisonnement avec sursis probatoire. Son casier judiciaire comportait déjà six mentions, dont la nature n’est pas précisée dans les éléments disponibles.
Les faits concernaient deux membres d’une même famille : son ex-compagne, enceinte au moment des violences, et le fils aîné de celle-ci, âgé de 25 ans. L’homme et la mère de famille avaient partagé neuf années de vie commune avant leur séparation.
Une femme bousculée, puis prise en charge au CHU
Le second épisode s’est déroulé le 30 août 2025, vers 23 heures. L’homme est revenu alcoolisé au domicile de son ex-compagne. Il faisait du bruit alors que leur enfant de trois ans dormait.
La femme lui a donné une tape sur la joue pour lui demander de cesser. Il l’a alors menacée de la gifler, puis l’a poussée contre la porte du garage. Elle a heurté une poignée et s’est ensuite rendue au CHU.
Elle a accouché quatre jours après cette scène. Les informations disponibles ne permettent toutefois pas d’établir un lien médical entre les violences et la date de l’accouchement. Aucun élément ne permet non plus de préciser les conséquences de l’agression sur sa grossesse ou sur l’état de santé du nouveau-né.
Une première confrontation avec son beau-fils en juillet
Un autre épisode avait précédé ces faits, le 14 juillet 2025. Ce soir-là, l’homme s’était présenté vers 23 heures au domicile de son ex-compagne, également en état d’ivresse.
Il s’en était pris au fils aîné de celle-ci, né d’une précédente union, en lui reprochant son inactivité. Après s’être approché de lui jusqu’à le confronter front contre front, il l’avait insulté et provoqué pour qu’ils se battent à l’extérieur.
Les deux hommes étaient sortis et une confrontation avait eu lieu, sans blessure rapportée dans le compte rendu. La mère avait pris la défense de son fils et demandé à son ancien compagnon de quitter les lieux.
La séparation n’exclut pas la qualification de violences conjugales. Comme le précise la fiche officielle consacrée aux violences entre partenaires ou ex-partenaires, celles-ci peuvent aussi être commises par un ancien conjoint, partenaire de Pacs ou concubin.
Une peine assortie d’un suivi judiciaire
Le tribunal a retenu une peine d’un an de prison avec sursis probatoire. Selon les règles du sursis probatoire présentées par Service Public, ce dispositif suspend l’exécution de l’emprisonnement à condition de respecter les obligations imposées par la justice. Un manquement peut entraîner une révocation totale ou partielle du sursis.
Dans ce dossier, la durée de la probation et le détail des obligations ne sont pas précisés dans les informations consultées. Il n’est donc pas possible d’affirmer qu’une obligation de soins ou une interdiction de contact a été prononcée.
Pour les victimes et leur entourage, les dispositifs d’écoute et de protection contre les violences conjugales comprennent le 3919, accessible gratuitement, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Ce service informe et oriente ; en cas de danger immédiat, il faut appeler le 17 ou le 112.





