L’avenir des Girondins de Bordeaux vient de connaître un nouveau retournement. Mercredi 23 septembre, les représentants de Gérard Lopez et de Park Bench ont indiqué au tribunal de commerce de Bordeaux être parvenus à un accord pour la cession du club. Le projet prévoit notamment un transfert des titres pour un montant symbolique d’un euro et une profonde restructuration de l’endettement du FCGB.
Cette avancée éloigne fortement le scénario d’une liquidation judiciaire, évoqué depuis plusieurs semaines. Elle ne signifie toutefois pas encore que le dossier est définitivement bouclé. Au 25 septembre, les documents de l’opération doivent toujours être finalisés et soumis aux différentes instances compétentes.
Une dette qui pourrait être divisée par deux
Le principal enjeu des dernières négociations concernait le poids des créances laissées à la charge du club. Le montant concerné, estimé à environ 26 millions d’euros, pourrait être ramené autour de 13 millions d’euros après des accords avec plusieurs créanciers. Gérard Lopez devrait parallèlement renoncer à ses propres créances ainsi qu’à une clause lui permettant de bénéficier d’un éventuel retour à meilleure fortune du club.
Une transaction aurait également été trouvée dans le litige opposant les Girondins à leur ancien entraîneur Vladimir Petković et à son adjoint Antonio Manicone. Alors que plus de 15 millions d’euros avaient été réclamés dans le cadre de la procédure prud’homale, les montants envisagés seraient ramenés à 1,9 million d’euros pour Petković et 250 000 euros pour Manicone.
Le dossier financier ne part pas de zéro. Le jugement du tribunal de commerce de Bordeaux du 25 août 2026 faisait déjà apparaître Park Bench au cœur du montage de reprise. La décision mentionnait notamment 10,6 millions d’euros placés sous séquestre pour financer la saison ainsi qu’un financement complémentaire potentiel de 10 millions de dollars lié à Park Bench.
Park Bench était déjà engagé dans le projet bordelais
Le nom de Park Bench n’est donc pas nouveau dans le dossier. Dès le début du mois d’août, le communiqué officiel des Girondins de Bordeaux présentait le fonds comme un partenaire stratégique de Sparta Capital dans le projet de reprise.
La situation avait ensuite radicalement changé après l’exclusion du FCGB des compétitions nationales. Le jugement du 25 août rappelle que la DNCG avait prononcé cette exclusion le 30 juin 2026, décision confirmée en appel le 15 juillet. Les premières modalités financières du projet étaient alors conditionnées à une participation à un championnat national.
Park Bench avait finalement annoncé début septembre ne pas poursuivre l’opération dans ces conditions, avant de revenir quelques jours plus tard à la table des négociations avec un modèle adapté à une évolution au niveau régional.
La Régional 1 reste à valider
Une autre étape décisive concerne désormais l’avenir sportif. Le projet prévoit que Bordeaux puisse évoluer en Régional 1, mais la Commission régionale de contrôle des clubs de la Ligue de football Nouvelle-Aquitaine doit encore examiner le dossier financier. La place du FCGB dans cette division ne peut donc pas encore être considérée comme définitivement acquise.
Le Stade Atlantique constitue également un sujet financier important. Bordeaux Métropole, qui exploite directement l’enceinte depuis août 2025, indiquait en janvier que le club versait alors une redevance annuelle de 1,05 million d’euros. Le dossier budgétaire de Bordeaux Métropole confirme le poids de cet équipement dans les relations entre le club et la collectivité.
L’accord annoncé cette semaine constitue donc une étape majeure : la menace immédiate de liquidation recule et une sortie de l’ère Gérard Lopez se dessine. Mais tant que la cession, la restructuration financière et l’engagement sportif n’ont pas reçu leurs validations définitives, parler de Girondins « sauvés » reste prématuré.





