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Au Havre, les Terminaux de Normandie à l’arrêt : la piste cyber reste à confirmer

Depuis le 13 octobre, un incident informatique perturbe les opérations des Terminaux de Normandie au Havre. L’hypothèse d’une cyberattaque n’est pas confirmée ; le dernier point public signalait une fermeture.

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Incident informatique au port du Havre.
Incident informatique au port du Havre.

Les premières perturbations sont signalées depuis la soirée du mardi 13 octobre au port du Havre. Les opérations de manutention des conteneurs ont été suspendues, avec des conséquences sur leur réception et leur traitement. Si l’incident a rapidement été présenté sous l’angle d’une cyberattaque, les informations publiques disponibles ne permettent pas d’établir qu’il résulte d’un acte malveillant. Le dernier point de situation retrouvé, publié vendredi 16 octobre, indiquait que le terminal restait fermé.

Dans son avis du 16 octobre⁠, Balguerie Group, une entreprise de logistique en lien avec l’opérateur, rapporte que les activités à quai sont également touchées. Les outils de communication externe et les échanges de données ne sont plus accessibles. L’entreprise précise toutefois que le gardiennage des marchandises présentes sur la zone et la surveillance des conteneurs frigorifiques sont maintenus. Des retards sont à prévoir, mais leur durée et leur ampleur n’ont pas été chiffrées.

Un arrêt qui bloque les flux de conteneurs

Les Terminaux de Normandie se trouvent sur Port 2000. Selon HAROPA PORT, ils regroupent TNMSC et le terminal de la Porte Océane (TPO), sont opérés par Terminaux à Conteneurs de France, filiale du groupe TiL, et couvrent 107 hectares. La fiche de HAROPA PORT consacrée au site⁠ situe ces installations dans l’ensemble portuaire havrais.

L’interruption des échanges informatiques touche ainsi une activité qui repose sur la coordination des opérations de réception et de manutention. Pour les transporteurs et les entreprises qui attendent ou expédient des conteneurs, la fermeture peut entraîner des reports et des réorganisations. Aucune donnée publique consultée ne précise cependant combien de marchandises sont immobilisées, combien d’escales sont concernées ni quelles solutions de remplacement ont été mises en place.

La sécurité des marchandises déjà présentes constitue un autre point de vigilance. Balguerie indique que le gardiennage et le suivi des conteneurs réfrigérés se poursuivent. Cette surveillance concerne notamment les cargaisons qui nécessitent une température contrôlée ; elle ne signifie pas pour autant que leur enlèvement ou leur acheminement peut reprendre. Au dernier point communiqué, aucune date de réouverture n’était annoncée.

Une cyberattaque qui reste à établir

Le fait établi à ce stade est une perturbation des systèmes informatiques. La communication relayée par Balguerie ne donne pas d’explication sur son origine. Les éléments publics consultés n’établissent ni revendication liée aux Terminaux de Normandie, ni rançongiciel, ni fuite de données. Cette absence de confirmation ne prouve pas qu’il s’agit d’une simple panne ; elle empêche toutefois de présenter le piratage comme avéré.

La définition officielle d’une cyberattaque désigne une action coordonnée visant des informations ou les systèmes qui les traitent, en portant atteinte à leur disponibilité, leur intégrité ou leur confidentialité. Cette définition de FranceTerme publiée au Journal officiel⁠ rappelle qu’une interruption informatique, à elle seule, ne permet pas d’en déterminer la cause.

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Justine GUERET

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