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Transports

SNCF : une pièce de rail cassée déclenche un droit de retrait à Caen, les trains perturbés en Normandie

Une éclisse cassée signalée dans la Manche a conduit des cheminots de Caen à exercer leur droit de retrait le 23 septembre. La SNCF annonce de fortes perturbations sur les lignes normandes.

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À Caen, des cheminots exercent leur droit de retrait après une éclisse cassée dans la Manche. Le trafic ferroviaire est perturbé ce 23 septembre en Normandie.
À Caen, des cheminots exercent leur droit de retrait après une éclisse cassée dans la Manche. Le trafic ferroviaire est perturbé ce 23 septembre en Normandie.

Des trains supprimés ou retardés et une nouvelle sur la sécurité ferroviaire. Mercredi 23 septembre 2026, des conducteurs du dépôt de Caen ont exercé leur droit de retrait après un incident sur la ligne Caen-Rennes. La SNCF a annoncé une circulation fortement perturbée en Normandie, présentant la situation comme un mouvement social local inopiné.

Au départ de Caen, les conséquences étaient visibles dès le matin. Le train pour Paris-Saint-Lazare prévu à 8 h 26 a notamment été annulé. Ces difficultés interviennent douze jours après le déraillement d’un TER à Cléon, en Seine-Maritime, sur l’axe reliant Rouen à Caen.

Une pièce de liaison entre les rails signalée cassée

L’alerte concerne le secteur de Coutances, dans la Manche. Dans son communiqué publié mercredi, la Fédération CGT des cheminots situe au mardi 22 septembre la découverte d’une éclisse cassée. Cette pièce métallique sert à relier deux rails. Les informations recoupées localisent l’incident sur la portion comprise entre Coutances et Folligny.

La CGT indique que ses élus ont déposé un droit d’alerte auprès de la direction TER Normandie. Elle confirme également que les cheminots concernés exercent leur droit de retrait et apporte son soutien aux agents mobilisés.

Le syndicat inscrit cet épisode dans une dénonciation plus large des moyens consacrés à l’entretien du réseau. Il met en cause les réductions d’effectifs et les réorganisations, qu’il juge préjudiciables aux conditions d’exercice des métiers ferroviaires. Cette analyse syndicale ne constitue toutefois pas une conclusion technique sur les causes précises de l’incident de Coutances.

Le déraillement de Cléon reste sous enquête

Le précédent accident explique le contexte particulièrement sensible de cette nouvelle alerte. Le 11 septembre, un train régional a déraillé à Cléon. Le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre confirme avoir ouvert une enquête technique dès le lendemain.

Dans sa liste officielle des enquêtes en cours⁠, actualisée le 21 septembre, le BEA-TT précise que la fiche de présentation de cet accident est encore en préparation.

À ce stade, ces éléments ne permettent donc pas d’attribuer une cause commune au déraillement de Cléon et à la rupture signalée dans la Manche. Ils ne permettent pas davantage de présenter un nouveau déraillement comme une conséquence certaine de l’avarie découverte à Coutances.

Un droit encadré par le Code du travail

Le droit de retrait répond à des conditions précises. Selon l’article L. 4131-1 du Code du travail⁠, un salarié peut quitter une situation de travail lorsqu’il dispose d’un motif raisonnable de penser qu’elle menace gravement et de manière imminente sa vie ou sa santé. Il doit immédiatement alerter son employeur.

Ce dernier ne peut lui demander de reprendre son activité tant qu’un tel danger persiste. Le texte fixe ainsi le cadre général du dispositif, sans trancher à lui seul son application à la situation des cheminots normands.

Vérifier son train avant de rejoindre la gare

Pour les voyageurs, l’annonce régionale de perturbations ne renseigne pas sur chaque départ. Les suppressions constatées doivent être distinguées des prévisions concernant les trains suivants.

Avant de se déplacer, il est conseillé de vérifier son trajet dans les informations de circulation de SNCF Connect⁠, puis de consulter les éventuelles actualisations. Les éléments vérifiés pour cet article ne permettent pas d’annoncer une heure de retour à la normale.

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Justine GUERET

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